Les Etalpines 4 & 5 juillet 2020 – Albertville.


Comme chaque année au mois d’octobre nous sommes plusieurs à attendre la présentation par A.S.O de l’EDT et du parcours du prochain Tour de France.

A l’annonce d’une arrivée et d’un départ à Lyon, l’idée me vint alors de proposer un week-end de vélo qui reprendrait le tracé de quelques étapes depuis Lyon et les suivantes.

De plus, l’idée d’une arrivée sur un lieu inédit au Col de La Loze qui était annoncée comme une étape cruciale dans le classement final, me convainquait qu’il y avait un truc à faire pour rentrer nous aussi à notre façon dans la légende.

Bien que parti sur l’idée de suivre fidèlement les tracés des 16, 17 et 18 èmes étapes, un problème de logistique apparaissait et un retour en train s’est vite avéré plus compliqué que je ne l’imaginais.

Mon tracé décida alors de réduire sur un tracé durant 2 jours avec en ligne de mire l’ascension du Col de la Loze, un départ et une arrivée au même endroit pour simplifier

Les Etalpines (étapes alpines) étaient nées et avec elles, je dessinais un tracé partant d’Albertville et une arrivée au même endroit avec l’objectif de suivre le plus fidèlement possible les routes devant être empruntées par le TDF 2020.

Ce matin du 4 juillet, notre groupe de 15 cyclistes ainsi que son accompagnateur étaient ponctuels sur notre lieu de RV à Gresy s/isère à 8H30 pour un départ à 9H00 sous un ciel déjà bien lumineux et prometteur.

Notre première étape nous emmenait donc en vallée de Maurienne puis celle de Tarentaise en passant par les cols de La Madeleine et le final sur la terrible montée du Col de La Loze par Méribel depuis Brides les Bains.

Une longue remontée de la Maurienne sur une petite route parallèle à la N6 nous échauffa dans ses premiers kilomètres sur la montée d’Aiton.

A la chambre, ou nous attendait Jean François, nous hésitâmes quelques instants entre suivre le tracé prévu via ND du Cruet et Montgellafrey ou la montée classique par la grande route car des travaux une semaine plus tôt laissaient craindre quelques restes de gravillons perturbants.

La grimpée sous un grand soleil chauffa déjà fort nos organismes sur une montée très exigeante jusqu’à Montgellafrey et poursuivant jusqu’à St François Longchamp.

L’arrivée au col et ses traditionnelles photos devant la stelle nous permettaient à nouveau de contempler les paysages et d’attendre l’ensemble de notre groupe.

Une pause déjeuner bien méritée dans la descente au lieu dit la Chapelle nous offrait un bon sandwich montagnard et quelques rafraichissements très appréciés.

La poursuite en vallée jusqu’à Moutiers puis Brides les Bains, nous poussait progressivement vers cette tant attendue mais crainte ascension du Col de La Loze (23kms, D+1715m, pente moyenne 7.33%).

Notre groupe s’étala inévitablement dans cette grimpée, avec Francois et Sébastien les premiers à l’assaut des pourcentages élevés frôlant parfois les 20% après Méribel sur une petite route étroite type piste cyclable.

Certains s’égarèrent malheureusement sur une mauvaise route et prolongèrent sur un mauvais itinéraire qui ne leur permettra pas de rejoindre l’arrivée au Col, à refaire donc pour eux….Lol.

D’autres avaient décidé de raccourcir légèrement après Méribel afin d’en garder pour le lendemain.

L’arrivée au sommet était une réelle délivrance tant cette montée irrégulière et pentue nous fit tous souffrir jusqu’au bout de nos forces.

Le lendemain, la longue remontée de vallée depuis Moutiers jusqu’à Bourg St Maurice empruntant en majorité une jolie petite piste cyclable le long d’un torrent nous permettait d’assouplir progressivement nos jambes encore douloureuses avant d’entamer la montée sur le pittoresque Cormet de Roselend.

Un des plus beaux sites parmi les grands cols alpestres à n’en pas douter sous un soleil généreux et des paysages à couper le souffle dans un mélange de couleurs exceptionnelles.

Une pause déjeuner à Beaufort infléchissait nos choix pour le reste du parcours devant s’adapter à des travaux annoncés sur les cols suivants et prévus au programme.

Nos jambes n’en réclameront de toute façon pas plus, et nous décidâmes sagement de rejoindre Crest Voland puis Cohenoz après l’ascension du Col des Saisies par Hauteluce.

Une fois le dernier col franchi de La Forclaz la route nous plongea sur Queige et suscitait probablement chez quelques uns d’entre nous un curieux sentiment de soulagement mais aussi de fin de fête tant nous auront passé durant ces deux jours des francs moments de camaraderies et d’amitiés inoubliables.

Seul dans la difficulté et songeur en regardant mon cintre, je pensais parfois durant ces deux jours à quelques uns de nos amis qui mènent d’autres combats d’une toute autre nature et qui je n’en doute pas trouveront dans leur expérience de battant toutes les ressources nécessaires pour revenir parmi nous en pleine santé sur le vélo.

Nous pensons à eux et leur souhaitons bon courage !!

Un grand merci à notre accompagnateur Jean François pour sa gentillesse et sa disponibilité, à Jean Pierre pour la mise à notre disposition de sa voiture et à vous tous participants auteurs d’un état d’esprit remarquable, malgré ce que je vous ai fait subir.

Bravo et on remet ça l’année prochaine !

Olivier.

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