Compte rendu Grandfondo Marmotte – Edition 2021


5 TacMen + 1 jeune invité

Fabien, Sebastien, Pierre, Thierry, Philippe, Mathis (17 ans !)

Vendredi aprèm à l’Alpe Huez :

Petit, tout petit village versus les éditons de juillet autrement plus conséquente. Mais pas de souci pour faire partir tout le monde en 1er à 7h00. Et il pleut, il pleut … 2500 partants.

La grande question de la soirée est bien sûr quelle météo pour demain, annoncée couvert avec orage en début d’aprèm…. Glup !

Ce samedi 4 :

Les quelques grognards s’habillent léger, tenue été avec un imper. Les novices sur cette marmotte optent pour du plus long, voire du très long excepté Seb. (le coursier !)

Départ de Huez à 6h20, ou nous logeons (top au niveau logistique, merci Jean Marc B.), sous une nuit bien noire, avec un sol bien trempé, mais il ne fait pas froid.

Descente en mode prudence, des vélos et autos autour de nous, mais aussi des arrêts crevaisons sur le côté, alors que l’on n’y voit rien du tout

Le départ est vite donné à 7h00 tapantes, la météo est couverte, nuageux, mais il fait toujours assez doux. Partie roulante jusqu’à Rochetaillée, pas prendre de risques et se mettre dans les roues.

1ère partie de la montée du Glandon, bien pentue, route humide : ça va, surtout ne pas s’emballer et dépenser trop d’énergie. Passé le Rivier d’Allemont, boom ! gros pétard sur la route, Seb. me rattrape, il est plus aérien sur ces forts %. Arrivé au sommet du Glandon, le chrono est neutralisé.

Je retrouve Seb, on prend son temps pour se ravitailler, faire une pause technique.

Descente du Glandon bien cool, aucune raison de prendre des risques sur cette partie là. Le chrono reprend passé St Etienne de Cuines. La météo s’éclaircit, et on voit le soleil, on passe en mode tenue été complète.

Je suis dans un micro groupe de 5 en début de Maurienne, pas top ça, je vais devoir prendre des relais. Seb revient avec un plus gros groupe de 15 coureurs, ah top ! je me cache tout le long de la remontée vers St Michel. Seb a des fourmis dans les jambes, ça ne roule pas assez vite à son goût, je lui indique de ne point trop en faire en tête de groupe, il faut savoir être mesuré sur cette partie-là de la cyclo.

Col du Télégraphe, Seb part direct, normal, je ne le reverrai plus. Montée raisonnable au tempo de mon côté, le pied de ce col est un peu dur, entre la pente et le changement de rythme.

Plusieurs véhicules de secours, toute sirène hurlante, doublent les vélos … hum pourvu qu’un cycliste plus haut ne soit pas sur le carreau…

Je passe le sommet du Télégraphe, 53min plus tard, pas d’arrêt eau pour moi.

Passé Valloire, arrêt complet au ravito des Verneys, rempli les 2 bidons complets et je grignote un peu. Je croise Mathis, qui repart aussi, sur un rythme plus cool. Je repars sur la partie que je déteste du Galibier, avec ces grandes lignes droites qui n’en finissent pas, et qui semblent ne pas monter trop, alors que si, avec du bon 8%.

Et gros Bang ! juste avant Plan Lachat : roue arrière crevé, zut alors ! Réparation rapide (trop peut-être), je change de chambre et je regonfle à la cartouche de Co2… content car fait vite. Mais je fais 1m, et Re BANG !   Ah là, la poisse !!! Bon ! ce coup-ci je démonte complètement le pneu, ne trouve rien de coincé dans la gomme, nouvelle chambre (la dernière) et gonflage par contre avec micro pompe de M…E. Au bout de 50 coups de pompe, bon je me dis : ça doit suffire, alors qu’il doit y avoir à peine 3 bars…

Et là un petit miracle (il en faut) : une moto de l’assistance Mavic s’arrête : “vous n’auriez pas une pompe à pied, des fois ? Oui bien sûr !” Le motard Mavic regonfle en 2/3 coup de pompe à pied, à 6 bars (pneu de 25), “et je vous prends vos vieilles chambres percées + cartouche de CO2 au passage.” Je repars, le motard Mavic me fait signe 300 m plus loin si tout va bien, le lui réponds par le pouce que tout est Ok (plus que sympa cette assistance volante) Plus de chambre sur moi bien sûr, si d’autres ennuis arrivent, je ferai signe à d’autres cyclistes, voire j’attendrai du renfort d’autres TAC. Bon, là je suis bien énervé, j’ai dû perdre 8min dans cette histoire, pas la fin du monde au niveau chrono… je vais accélérer.

Passé Plan Lachat, bien que je sois dans les plus fort % du Galibier, je monte à très bon rythme, et double un peu tout le monde …

Je passe devant les secours qui sont en fin d’intervention, une petite auto vraisemblablement est dans le fossé, attachée à un rocher.

Bon évidement, suis monté trop vite sur cette fin de col, je commence à peiner, et la cuisse gauche me rappelle à l’ordre avec un début de crampe.

Au sommet, il ne fait pas froid, hop juste les manchettes, je zappe le ravito (j’ai encore 1 bidon plein pour la descente + plein de barres & gels sur moi). C’est parti pour la descente, interminable, et ce n’est pas ce que je préfère. Mais entre un vent de dos, et le fait de me retrouver isolé, je n’ai pas de casse-cou avec moi que je ne pourrais pas suivre… ça va, je suis à l’aise avec une petite pointe de vitesse à 84 km/h.

Les tunnels se passent assez bien, mais toujours aussi mal éclairés pour des vélos. La route étant totalement fermée à la circulation, on se sent plus à l’aise.

Par contre le ciel se couvre, est tout noir, et quelques gouttes arrivent… je vais en prendre un sur la figure, d’orage, mais non, ça tient.

Un petit groupe me rejoint au barrage du pied des 2 Alpes, je suis leurs roues jusqu’au pied de Bourg d’Oisans.

Arrêt ravito, rempli qu’un seul bidon, et grignote un peu… le ciel est toujours bien couvert, pas trop chaud aussi, et je sais qu’à la Garde et au “virage des Hollandais” (rappelez-vous sur le Tour quand il y a des fumigènes tout orange là et un public très excité et bien éméché !), il y a 2 points d’eau.

Bon, la 1ère partie est terrible au niveau musculaire, le changement après 1h de descente, la fatigue et les gros % avant La Garde sont terribles, suis obligé de mettre le 27 derrière (je n’ai pas plus gros …)

Bon ça monte tant bien que mal, la FC, elle, ne monte plus tellement, signe de fatigue bien sûr, on boit une grosse gorgée dans chaque “replat”, à savoir les virages bien sûr. Pas utile de s’arrêter reprendre de l’eau, le ciel est toujours bien couvert, il ne fait pas chaud, et j’ai pris des pastilles de Sporténine toutes les heures (contre les crampes).

Passé La Garde, je sais que le plus dur des % sont faits, la suite est encore bien longue mais ça doit passer, au tempo, alternant le 25 / 27 au niveau K7. Je monte principalement assis et non en danseuse comme j’aime à le faire pour être plus à l’aise, mais là plus assez de forces pour cela.

Rentrée dans l’Alpe, passage sur la ligne de fin de montée, en 1h16mn30sec … bon pas terrible cette fois ci. La ligne d’arrivée est passée quelques instants plus tard, et toujours au sec !

Mathis arrive dans la foulée et on retrouve Seb, dans l’espace “restauration” (bon là ce n’est vraiment pas terrible ce que propose l’organisation … mais la plupart on n’a pas très faim à ce moment-là) qui est déjà en train de refaire sa cyclo.

On ne traine pas trop, car la fraicheur nous gagne tous, on a hâte de revenir au chalet sur Huez, se mettre au chaud et prendre une bonne douche. Fabien et Thierry arrivent peu de temps après nous au chalet, Pierre ensuite. Bon diner au resto sur l’Alpe le soir, entouré de cyclistes.

Le lendemain, grand beau temps, on opte pour une petite sortie de décrassage dans le Col d’Ornon.

Bon voilà, une marmotte de plus au compteur (quand on aime on ne compte pas), avec quelques ennuis mécaniques sur cette édition, mais bien que gênant sur le moment au niveau chrono, peu de chose au final. Nous avons tous, les expérimentés, comme les novices sur cette cyclo, bien apprécié cette épreuve… nous y reviendrons.

Pour moi cela reste la plus dure des cylcosportives, mais forcement la plus belle aussi. Cela fait 2 ans de suite, qu’au niveau date, elle se trouve décalée début septembre, moi j’ai nettement préféré, car 3 fois moins de monde, les T° ne sont plus caniculaires (souvenir de monter les surchauffées pentes de l’Alpe d’Huez sous 40° …)  (Bien que risque de mauvais temps aussi) et ces 2 dernières années avec le Covid, l’entrainement de l’été est passé par là.

Attention toutefois, épreuve à faire avec une solide préparation, sinon galère physique assurée, et dégoût, mais les souvenirs sont impérissables ensuite.

Philippe M.

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